Tous les emplacements ne se valent pas :
La rentabilité d’une machine à pince dépend d’abord de son emplacement.
Sur le terrain, on peut distinguer quatre grands niveaux, chacun avec ses opportunités… et ses limites.
Niveau 1 — Les emplacements d’élite
Rares, très convoités, extrêmement performants
Imaginez une machine placée :
- à l’entrée d’un grand parc d’attractions
- dans un site touristique à forte affluence
- dans une aire de jeux indoor très populaire
- dans une zone centrale d’aéroport ou de grande gare
Ici, le flux est massif, mais surtout :
- le public est détendu
- le temps de présence est long
- l’achat d’impulsion est naturel
Dans ces conditions, une machine bien exploitée peut générer plusieurs milliers d’euros de chiffre d’affaires mensuel brut (ordre de grandeur : 3 000 à 6 000 €).
En contrepartie :
- ces emplacements sont rarement accessibles
- le partage de revenus est souvent élevé
- ou l’exploitation est réservée à l’établissement lui-même
Quand on y a accès, on parle presque d’un actif premium, capable de performer de façon très régulière… mais ce n’est pas la norme du marché.
Niveau 2 — Les emplacements à fort potentiel
Le cœur du marché
C’est ici que l’on retrouve la majorité des machines rentables et bien exploitées.
Exemples typiques :
- allées principales de centres commerciaux
-
hall de gare, aéroport
- zones de restauration
- campings avec aire de jeux
- centres de loisirs familiaux
- établissements de divertissement (bowling, karaoké, etc.)
Le flux est important, mais surtout qualifié :
familles, groupes, adolescents… le public est réceptif au jeu.
Dans ces contextes, une machine bien placée génère souvent plusieurs centaines d’euros par mois, avec des machines plus performantes pouvant atteindre 1 000 à 2 000 € mensuels dans les meilleures configurations.
Le modèle est généralement basé sur un partage de revenus :
- 50/50
- ou 60/40 selon les accords
L’exploitant fournit la machine, les lots et la gestion.
Le lieu apporte le flux, l’espace et l’électricité.
C’est souvent le meilleur compromis entre accessibilité, risque et rentabilité.
Niveau 3 — Les lieux de vie courants
Moins spectaculaires, mais très équilibrés
On parle ici de :
- centres commerciaux de quartier
- galeries de périphérie
- grandes surfaces familiales
- zones commerciales locales
- bureaux de tabacs
Le trafic est plus modéré que dans les niveaux précédents.
Les revenus bruts sont donc moins important, mais un élément change tout :
- les conditions financières sont souvent bien plus souples.
- loyers plus faibles
- part du lieu réduite
- négociations plus simples
Résultat :
- la marge nette, après dépenses, peut être tout à fait comparable à celle d’un emplacement plus prestigieux.
Ce niveau est idéal pour :
- démarrer
- comprendre le métier
- tester des configurations
- monter en puissance progressivement
Niveau 4 — Les emplacements tests ou à faible trafic
Utile pour apprendre, pas pour performer
Exemples :
- petites supérettes
- laveries
- commerces de proximité peu fréquentés
- petits restaurants locaux
Dans ces cas-là, il n’est pas rare qu’une machine génère quelques dizaines à quelques centaines d’euros par mois.
Ces revenus couvrent parfois à peine :
- le coût des lots
- la part du lieu
- le temps d’exploitation
Mais ces emplacements ont une vraie utilité :
- apprendre à gérer une machine
- tester des réglages
- comprendre le comportement des joueurs
- se former sans pression
En revanche, il ne faut pas en attendre une rentabilité élevée.
Ce qu’il faut toujours analyser avant de juger un emplacement
Une erreur fréquente consiste à ne regarder que le nombre de personnes qui passent.
Or, le flux seul ne suffit pas.
Avant d’installer une machine, il faut se poser les bonnes questions :
- Le public est-il joueur ? (familles, enfants, groupes)
- Le temps de présence est-il suffisant ?
- Quelle part des revenus est demandée par le lieu ?
- Y a-t-il déjà des machines concurrentes à proximité ?
Parfois, un centre commercial local avec un accord équilibré peut être plus rentable qu’un site très connu… mais financièrement trop exigeant.
Ces chiffres ne sont ni exceptionnels, ni garantis.
Ils représentent des ordres de grandeur observés dans des conditions normales, sans optimisation.
Et c’est précisément là que la vraie question commence :
Pourquoi certaines machines atteignent ces résultats…
et pourquoi d’autres plafonnent en dessous ?
Comprendre d’où vient réellement le chiffre d’affaires
Une machine à pince repose sur une équation simple :
Chiffre d’affaires = nombre de parties × prix par partie
Mais derrière cette simplicité se cachent plusieurs leviers déterminants.
- Le flux de passage
Une machine ne crée pas le trafic.
Elle exploite un flux existant.
Plus le lieu est fréquenté, plus le potentiel augmente — à condition que la machine soit visible et accessible.
- Le taux de transformation
Sur 100 personnes qui passent devant une machine :
- combien la remarquent ?
- combien s’arrêtent ?
- combien jouent réellement ?
Le visuel, la lumière, la lisibilité des lots et la simplicité du geste jouent ici un rôle central.
- Le prix par partie
En France, on observe le plus souvent :
- 1 € à 2 € la partie
- parfois plus selon le positionnement
Un prix trop élevé casse l’impulsion.
Un prix trop bas dévalorise l’expérience.
Les coûts à intégrer pour une vision réaliste
Parler de revenus sans parler de charges n’a aucun intérêt.
- Le coût des lots
Les gains représentent une part essentielle de l’équation.
Bien choisis et bien réglés, ils restent maîtrisables.
- L’exploitation
- réassort
- entretien
- déplacements
- temps passé
Des coûts généralement limités, mais à anticiper.
- L’emplacement
Dans certains cas :
- partage de revenus
- commission
- accord commercial
Le modèle diffère selon que l’on est exploitant ou propriétaire du lieu.
Rentabilité : à quel moment la machine devient profitable ?
Dans des conditions normales :
- une machine peut être amortie en quelques mois à un an
- parfois plus rapidement sur les emplacements très performants
- plus lentement sur des lieux saisonniers ou à faible trafic
Aucun automatisme ici.
La rentabilité dépend avant tout de la qualité des décisions prises en amont.
Pourquoi certaines machines sous-performent
Les causes sont presque toujours les mêmes :
- emplacement peu visible
- lots peu désirables
- absence de renouvellement
- réglages mal adaptés
Une machine mal exploitée ne révèle jamais son potentiel.
Ce qu’il faut retenir
Une machine à pince bien placée peut générer :
- un revenu complémentaire régulier
- une animation permanente
- une expérience ludique appréciée
Mais elle n’est ni magique, ni automatique.
Elle récompense la réflexion, la cohérence et la gestion.
Conclusion
Alors, combien peut rapporter une machine à pince bien placée ?
Assez pour devenir un vrai levier économique,
à condition d’être pensée comme un outil stratégique et non comme un simple jeu.
Si cette question vous parle, c’est probablement que vous êtes déjà à l’étape où les détails font toute la différence.
Vous voulez en savoir plus ?
